Voilà l’histoire de Maya, un gris d’Afrique, mâle de 10 ans, qui est avec sa famille depuis 9 ans. Oui, oui, Maya c’est bien un mâle, mais ça c’est une autre histoire….
Il est devenu la star sur la promenade Bellerive dans l’Est de Montréal, QC. Luc, son propriétaire, nous relate sa mésaventure.
FUGUE du 9 mai 2026:
Comme tous les matins Maya va dans sa maison extérieure, une volière de 4 mètres carrés sur le patio avant.
Ce samedi, j ai oublié de lui mettre son eau propre et de fermer correctement le porte gamelle. C’est là, ma plus grosse erreur!
En ce moment , le gris a ses poussées d’hormone et il est très malin, il a vite vu l’erreur et en a profité pour partir voir l’extérieur.
Mais nous, une fois mis dans la volière extérieure, on est parti faire des petits travaux chez des amis, et en revenant vers 13 heures, on découvre: PLUS DE MAYA!
On part à sa recherche…..rien. Du coup, tout de suite, annonce sur Perroquet Secours, sur les réseaux sociaux du quartier, appel à la police pour le signalement et bien d autres.
Et moi je me suis senti coupable et je m en suis voulu.
Et je cherche encore et encore! les réseaux ont mobilisé beaucoup de monde connu et non connu. Tout le monde participait aux recherches a leur manière.
En vain….
Mais j ai eu le soutien de Genevièeve Debromont (bénévole de Perroquet Secours), qui connait bien les gros perroquets, et qui a été de bon conseils. Le dimanche matin dans la suite des recherches, après avoir reçu une localisation de Maya, mais qui datait de la veille, je suis parti depuis ce lieu pour poursuivre mes recherches. Et une autre bénévole de Perroquet Secours est venu participer au recherche avec ses 2 gris pour essayer d’attirer Maya, en vain, toute la journée.
Lundi matin, je suis retourné aux recherches. C’est le jour 3 le plus crucial pour le perroquet qui fatigué, affamé assoiffé, va se rapprocher de l’humain. Avant cela, il se cache car la peur prend le dessus.
Dans ma tête le désespoir arrive et je continue un peu les recherches avant d’aller bosser dur. Dans la matinée je pense à élargir plus loin nos recherches. Je dis donc à ma épouse de publier une annonce dans les arrondissements de l’Est de Montreal, dans Pointe-aux-trembles.
Le soir après le travail et un peu de repos, je retourne où il a été vu le samedi. Une dame m’interpelle me disant qu’elle a entendu des bruits bizarre d’oiseau en face dans un parc.
Le dénouement de cette histoire, le téléphone sonne: un monsieur dit j’ai votre perroquet, je vérifie l’identification par sa bague: tout correspond! Je fonce chez lui à Rivière-des-Prairies, très loin des lieux qu’on pensait: 8km à vol d oiseau pour un gris c’est énorme!!!
Arrivé chez eux , l’émotion fut très forte aussi bien pour moi que pour Maya…
Enfin, il est de nouveau la maison, et je vous jure que je vérifie 2 fois si tout est bien fermé!
Je remercierais jamais assez toutes les personnes qui se sont mobilisées et ont aidées à retrouver mon bébé.
Pour ceux qui perdent, leurs oiseaux gardez espoir
MERCI ENCORE A TOUS
Bien que l’histoire de Maya se termine bien, beaucoup d’oiseaux ne retrouveront jamais leur famille aimante. Seulement environ 1 sur 3 auront cette chance. Cependant, plusieurs facteurs peuvent influencer cette dernière, comme la prévention, être aux aguets en tout temps et bien sociabiliser son perroquet. Un oiseau qui n’a pas peur des humains aura plus tendance à se diriger vers eux.
On ne sait jamais ce qui se passe lorsqu’un oiseau fait une fugue. Les plus petits vont se déplacer jusqu’à 10km par jour, tandis que les plus gros peuvent faire environ 5km par jour. Par contre, tout dépend de l’oiseau lui-même, sa forme physique, son âge et son espèce. Mais là encore, il ne faut pas généraliser. La seule et unique chose qui aide vraiment est la recherche sur le terrain par les propriétaires, car l’oiseau les connait! Et malgré le désespoir, il faut continuer à chercher et espérer…….
